
| Boulogne Infoconso a interrogé 291 personnes au sujet de leur consommation et de leur perception des produits dits bio. Les consommateurs questionnés étaient pour l’essentiel issus des communes, rurales ou urbaines, du Boulonnais1 et du Montreuillois2. Il s’agissait en fait plutôt de consommatrices : l’échantillon comporte environ 70 % de femmes. 41 % des individus interrogés se disent consommateur “bio”. Ce chiffre correspond à celui de la moyenne nationale : en 2006, 43 % des Français consomment des produits bio au moins une fois par mois, selon un sondage mené par le CSA auprès d’un échantillon national représentatif de la population française de 1 006 personnes. | Êtes-vous un consommateur “bio” ? | Pouvez-vous citer le signe officiel de reconnaissance de l’agriculture biologique? |  |  | Le chiffre de 41 % est en adéquation avec la proportion de personnes qui connaissent le label AB, soit 43 % de notre échantillon. Cependant, parmi les personnes ayant une opinion sur la question, 43 % estime que l’information sur les produits issus de l’agriculture biologique mériterait plus de transparence. Les biens consommés consistent en fruits, légumes, pain, produits laitiers, viande, voire en produits d’entretien ménager ou d’hygiène corporelle. |  | | 1Boulogne, Audreselles, Desvres, Equihen, Halinghen, Hardelot, Longfossé, Marquise, Outreau, Saint-Léonard, Saint-Martin, Wimereux. 2Aix-en-Issart, Beaurainville, Berck, Bernieulles, Campagne-lès-Hesdin, Conchil-le-Temple, Etaples, Longvilliers, Rang-du-Fliers, Tubersent, Verton, Zote | Les acheteurs de bio apparaissent comme fidèles et réguliers. En effet, 89 % déclarent consommer des produits “bio” depuis au moins plusieurs années, voire depuis “toujours”. De plus, 79 % consomment bio de manière hebdomadaire, voire quotidienne. | De quand date votre fidélité aux produits bio ? | Fréquence de consommation “Bio” |  |  | Les lieux d’achats de produits sont diversifiés : 34 % en grandes et moyennes surfaces. 25 % des consommateurs achètent leurs produits dans des magasins “bio” spécialisés. 29 % sur les marchés. 12 % ailleurs (ferme…). Les grandes surfaces souscrivent elles aussi à ce marché porteur, ce qui fait la force des hypermarchés ce sont évidemment leurs prix. Et si des marques de renoms comme Bjorg, Jardin Bio ou Biorigine ont rapidement fleuri sur les rayons, les grandes enseignes jouent la carte de la concurrence en lançant leurs propres marques. Parmi lesquelles : Bio Auchan ou Carrefour Bio. | Les personnes interrogées devaient indiquer pourquoi elles consomment “bio” en choisissant deux réponses parmi plusieurs propositions relatives à la santé et à l’environnement La réponse majoritaire est qu’ on consomme des produits “bio” parce qu’ils sont meilleurs pour la santé (47 % du total des réponses). 43 % des réponses relèvent de la proposition : des produits “plus naturels car cultivés sans produits chimiques”, ce qui fait partie de la définition officielle de l’agriculture biologique, et 10 % de l’item : produits qui “contribuent à préserver l’environnement” |
| L’ensemble des statistiques énumérées ci-dessus appelle tout de même des réserves, pour plusieurs raisons dont l’une a trait au flou qui entoure la dénomination de bio. Les pouvoirs publics ont défini pour la France, deux labels “agriculture biologique” : • la marque AB, déposée à l’INPI est la propriété exclusive du ministère de l’agriculture : elle garantit un mode de production spécifique : pas d’utilisation de produits chimiques de synthèse, pas d’utilisation d’OGM, rotation des cultures, recyclage des matières organiques… • Le logo AB européen, beaucoup moins connu, appartient à la Commission européenne. Son cahier des charges diffère légèrement des normes françaises. Mais, à partir du 1er janvier 2009, si la marque nationale pourra toujours être apposée sur les produits, son contenu obéira désormais exclusivement à la réglementation définie par l’Union Européenne. | À côté de ces deux dénominations officielles AB, existent des systèmes de référence privés ou publics qui délivrent des labels sur la base de la production plus ou moins naturelle des produits : les cahiers des charges éditées par l’association Nature&Progrès, les certifications délivrées par la société Ecocert notamment pour les produits cosmétiques (Cosmébio), le référentiel de l’agriculture raisonnée défini par un arrêté de 2002. Par ailleurs, certains produits n’ont de bio que le nom, dans la mesure où ils ne garantissent rien quant au mode de production : le “gommage biologique” de la société Guinot aux acides alpha hydroxylés et au thé vert, les biocarburants (ils sont produits à partir de céréales, mais ces dernières ne sont pas produites par l’agriculture biologique). Comment se repérer dans ce maquis ? Un consommateur naïf peut avoir le sentiment de consommer bio parce qu’il a un jour mangé des “bio” de Danone, un consommateur confiant parce qu’il achète ses fruits à un fermier, un “autoconsommateur” parce qu’il cultive lui-même un jardin potager sans utiliser d’engrais chimiques. | | | Photographie de la population interrogée | | | par sexe hommes : 29 % femmes : 71 % par âge 20-30 ans : 23 % 30-40 ans : 24 % 40-50 ans : 15 % 50-60 ans : 18 % 60-70 ans : 8 % plus de 70 ans : 12 % Etes-vous un consommateur “bio” ? oui : 41,2 % non : 58,8 % | Si oui, votre fidélité aux produits “bio” date de quand ? plusieurs années : 67 % récemment : 12 % toujours : 21 % Où achetez-vous vos produits “bio” ? dans les magasins spécialisés : 24,7 % en GMS : 33,8 % sur les marchés : 29,2 % à la ferme, ou artisans, commerçants : 12,3 % | Pourquoi consommez-vous “bio” ? produits plus naturels car cultivés sans produits chimiques : 43 % contribue à préserver l’environnement : 10 % produits meilleurs pour la santé : 47 % Vous estimez-vous bien informés sur les produits issus de l’agriculture biologique ? oui : 57 % non, l’information mériterait plus de transparence : 43 |
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